Le marché de l'emploi est depuis quelques années en pleine révolution. En effet, les nouvelles technologies, la mondialisation ou des changements structurels dans l'organisation du travail ont renouvelé les pratiques et ont constitué des catalyseurs importants de la demande de formation. De plus, la pénurie d'employé(e)s dans certains secteurs en raison de changements démographiques ainsi que l'émergence de nouveaux secteurs, amène de nouvelles clientèles sur le marché du travail.
Au Québec, les stratégies de développement de la main-d'œuvre sont diverses. Elles s'adressent aux personnes en emploi, aux personnes plus éloignées du marché du travail ou encore à différents types de clientèles. Le parcours traditionnel : éducation dans la jeunesse suivi d'un emploi à vie, laisse plutôt place à de fréquents aller-retours entre le marché du travail et celui de la formation.
Le secteur du marché du travail s'articule ainsi autour de deux axes d'intervention. On peut distinguer d'une part le processus d'insertion sur le marché du travail, qui inclut l'accompagnement et le maintien en emploi. D'autre part, on retrouve le perfectionnement des gens déjà en emploi. Le processus de reconnaissance des acquis traverse les deux axes.
Les syndicats sont très actifs dans la formation auprès de leurs membres, en plus de constituer une source approfondie de connaissances sur les sujets de l'éducation et de la formation, ainsi que sur le marché du travail. Les syndicats agissent aussi souvent comme intermédiaires entre les employé(e)s et les employeurs pour faciliter la mise en place de structures de formation au sein de l'entreprise et favorisent l'accès à la formation à toutes les catégories d'employés à l'intérieur de l'entreprise. Les associations professionnelles participent également à l'évaluation et au perfectionnement des compétences de leurs membres.
Les entreprises et employeurs participent au processus de formation en accueillant des stagiaires ou des apprenti(e)s. Certaines entreprises sont spécialisées en insertion sur le marché du travail. De plus, les entreprises forment leurs employé(e)s, par des formations à l'interne : un(e) employé(e) en formant d'autres; ou à l'externe : auprès des institutions d'enseignement, d'Emploi-Québec ou encore par l'embauche de formateurs et formatrices spécialisé(e)s. L'État renforce ce phénomène par la Loi favorisant le développement de la formation de la main d'œuvre, qui stipule que les entreprises ayant une masse salariale de plus de 1 million de dollars doivent investir 1% de ce montant pour la formation de leur employé(e)s.
Certains organismes communautaires offrent toutes une série de mesures et de services d'insertion, d'intégration, de maintien, de suivi et d'accompagnement. Ces ressources externes sont principalement financées par Emploi-Québec et visent à offrir des services plus précis et adaptés aux groupes de population qu'Emploi-Québec a de la difficulté à rejoindre.
De plus, ces trois acteurs participent à l'élaboration des orientations stratégiques de la formation de la main-d'œuvre dans le cadre de nombreux comités consultatifs, tels que la Commission des partenaires du marché du travail, les comités sectoriels de main d'œuvre, les comités clientèle (pour personnes handicapées ou immigrantes) et les comités aviseurs pour certaines clientèles ayant plus de difficultés à intégrer le marché du travail (femmes, jeunes, 45 ans et plus, judiciarisée).
Au Québec, c'est principalement le Ministère de l'emploi et de la sécurité sociale qui chapeaute les principales activités au niveau du marché du travail, notamment par les services d'Emploi-Québec pour les individus ou les entreprises.
Au niveau fédéral, le principal ministère est le Ministère des Ressources humaines et du Développement social qui finance différents programmes reliés au développement économique, au marché du travail et au perfectionnement de la main-d'œuvre.